Les échappés de mélusine

Megalonight, Azay le Rideau (37), nuit du 17 au 18 décembre

19/12/2011 - Lu 3607 fois
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Note moyenne : 2.2/5 (38 notes)

Megalonight, Azay le Rideau (37), nuit du 17 au 18 décembre

 

 

La troisième fut la bonne
 
 
Samedi 17 décembre 2011, 18 H, à l’heure où tout le monde s’affole dans les magasins, nous prenons la traditionnelle direction d’Azay Le Rideau pour la Mégalonight. Cela fait 3 ans que nous sommes abonnés et le cérémonial d’avant course est similaire : une sortie longue le we dernier (on t’avait prévenu Jérôme), un repas de Noël en famille pour David le midi, un après-midi canapé de mon côté, un sac de sport complet (minimum de 2 tenues au cas ou, un plein garde manger), des fly et la banderole pour notre CO du 5 février et bien sûr une arrivée sur les lieux 2 bonnes heures avant le départ (histoire de patienter sur une chaise). Nous voilà de nouveau face à cette CO atypique en compagnie d’autres « allumés de la CO » (RADO, SLRA, Raid ailleurs, RAPV pour ne citer qu’eux).
 
Le départ est donné un peu avant 22 heures pour un prologue dans les ruelles de la Chapelle Sainte Blaise. Le principe est le même que les éditions précédentes (course au score avec comme barrière horaire le lever du soleil). Après 3.5 km et une petite erreur (nous avons beau nous le répéter sur chaque CO, nous sommes encore piégés : « ne jamais suivre bêtement le troupeau »). Nous sommes de retour à la salle pour récupérer les 4 cartes de cette CO.
 
Une fois de plus nous décidons de partir pour tout prendre. Nous prenons 5 minutes à établir notre itinéraire et cette fois nous prenons l’option d’attaquer par le sud.
 
Après une longue transition sur un chemin en faux plat montant, nous pointons sans difficulté notre premier poste de la soirée. Attaque à l’azimut pour la dépression de la 244 et un chevreuil de levé : ça démarre bien. Le poste suivant nous ramène vite à la réalité de cette CO : lucidité et surtout pas de km superflus. Nous choisissons une approche osée via un layon dans du vert foncé pour au final, faire un beau refus d’obstacle et déboucher quelques hectomètres au nord du poste. Nous prenons du coup la 240 avant la 243. Nous retrouvons sur place Vadim de SLRA avec qui nous faisons les 5 postes suivants.
 
Nous arrivons à la fin de cette première carte dans sa moitié sud. Changement de carte pour David avec une extrême vigilance (remember 2009 et un magnifique loupé sur changement de carte). Nous sommes partis depuis 1h40. Les sensations sont bonnes, certes le terrain est gras mais pour une fois cette mégalo se fera au sec (ni pluie, ni neige et la relative fraîcheur avec -1°C est appréciable).
 
La deuxième carte est la plus fournie en postes. Autant dire qu’il va falloir être précis. Nous enchainons 228, 229, 230, 231 et 232 à l’azimut souvent mais toujours en verrouillant les distances. Petite pause, le temps que je mette mon camel sur la veste, celui-ci commençant réellement à me marquer le bas du dos (remarque : penser les prochaines fois à faire comme tout le monde).
 
Nous reprenons notre marche en avant à la recherche des toiles filantes. Nouvel enchaînement de 5 postes avant de passer devant le ravito. Il est minuit passé : un petit peu tôt pour s’arrêter. Nous traçons et jardinons 5 minutes autour de la 223. La clairière trouvée nous finissons une dernière grappe de 5 balises avant d’entrer sur la carte 3. Nous profitons de l’enchainement rapide des postes (4 minutes en moyenne) avant d’attaquer de longues portions de course à pied.
 
Cela s’annonce pénible, d’autant plus qu’au changement de carte nous commettons notre 2ème erreur de la soirée. Dans un premier temps, nous longeons une zone industrielle avant de rebrousser chemin croyant faire fausse route. Nous décidons d’assurer par la route : encore fallait-il prendre la bonne…David se recale et nous rejoignons la 262 par le nord (au passage 25 minutes écoulées depuis le dernier bip). Une traversée de plus et nous voilà devant la 260 : 17 minutes de plus. Que le temps passe vite et ces portions ne nous avantagent pas beaucoup. Les jambes commencent à nous rappeler que nous courons depuis 3h30 mais nous arrivons à leur faire croire que c’est bientôt fini…qu’est ce que c’est bête une paire de jambes !
 
Cette portion de carte est plus imprécise, rendant nos choix à l’azimut plus aléatoires. A la sortie de la 259, nous jardinons un bon moment dans un « no man’s land » pour ressortir sur le gros chemin espéré. S’en suit, une approche osée le long d’un grillage dans du vert foncé : demi-tour et on assure par le chemin. Au final, 24 minutes à s’auto-congratuler et à se lancer des fleurs…mais rien de bien méchant pour ceux qui nous connaissent.
 
Petite pause « casse dalle jambon blanc » en marchant vers la 253 et nous atteignons l’extrémité de la carte. 4h30 de course. Premier constat, nous sommes mieux partis que l’année dernière. Deuxième constat nous voilà au plus loin et les jambes sont lourdes. 3ème constat, pas de temps à perdre avec ces constats.
 
Nous attaquons une nouvelle portion de 25 minutes avec ses moments de solitudes, de lassitude, ses questions existentielles et ce brin de lucidité (« mais dans quelle galère je me suis encore embarqué ![…] et dire que ma famille est au chaud et que moi je cours en pleine nuit dans le froid »). Toujours-est il que nous arrivons sur le poste et par la même occasion en fin de carte 4. Encore une balise et nous laissons définitivement cette carte. Pas mécontents car nous jardinons sur l’attaque de la 220 (comme par hasard au changement de carte) : 18 minutes pour un peu plus d’1 km.
 
5 postes à prendre sur la 3ème carte et quelques longues portions et nous arrivons sur la carte principale en un peu plus de 6 heures. Il reste un gros tiers de postes à prendre. Cela signifie pas mal de temps mais aussi des postes plus proches les uns des autres. Tous les ans, c’est à ce moment que nous avons manqué de lucidité. Nous décidons d’assurer chaque attaque à l’azimut en prenant la distance approximative. La fatigue est là et hors de question de jardiner de trop. D’ailleurs nous marchons dans les zones rendues difficiles par les innombrables branches au sol. Je ne peux quasiment plus lever la jambe droite, pris par une douleur aux adducteurs( « prises de pied dans le tapis » et gamelles sont légion).
 
Les postes s’enchaînent sur un petit rythme mais en s’efforçant au maximum de courir lorsque le terrain le permet. Une grappe de 3 balises puis une nouvelle de 4 et nous voila en limite de la route Chinon-Azay. C’est quasiment sûr, cette année nous ne rentrerons pas par cette dernière : yes ! Nous traversons la route histoire de récupérer 2 postes laissés à l’aller et nous remontons plein nord (206 et 208). Nous trouvons la rubalise de la 205 à l’angle de la clôture mais pas la toile. Celle-ci est 30 mètres plus haut. Nous retrouvons Vadim et quand il me dit qu’il ne reste que 2 postes sur la carte 1 je me sens renaître. Nous n’avions pas pris la peine de regarder et c’est vraiment un soulagement. Avant la dernière carte nous rejoignons la 203 et trouvons le moyen de jardiner sur la 204 en bordure de chemin (7 minutes pour 300 mètres tout de même).
 
David change de carte et nous regagnons l’arrivée après 3 longues transitions. Rincés, nous marchons dans la dernière montée (3% à tout casser, mais elle paraissait tellement pentue). La salle est en vue après 8h37 de promenade nocturne. Nous terminons deuxième derrière les « Intouchables » du club de Tours (somme toute assez logique).
 
Bilan :
 
Nous avons enfin tout ramassé après 2 tentatives rocambolesques les années passées. Nous sommes satisfaits de cette CO où l’expérience engrangée a sûrement payé : une équipe de mieux en mieux rôdée, plus de lucidité et moins de chemin parcouru (65 km contre 75 les années passées). Merci aux organisateurs pour cette CO atypique et j’espère que l’année prochaine d’autres Echappés de Mélusine nous accompagneront pour cette folle aventure.
 
L’année 2011 fut chargée (naissances des 2 côtés et maison pour couronner le tout) mais cette fin de campagne CO est une réussite. Quel plaisir ! Vivement l’année prochaine.

Le Classement complet

 

Les Commentaires

3 commentaires - Voir | Rédiger
SUUPPEERRR les gars!!!! félicitations à votre doublette Baill'. Vous finissez l'année en beauté. Bonne fêtes de fin d'année à vous et vos famille.
PS: j'avoue, ce fût dure dimanche dernier.
Je pourrai vous congratuler, mais cela il semblerait que vous sachiez le faire en Auto-nomie ! En tout cas, bravo et cela ressemble fort à une "Folle" aventure
Compte rendu ultra complet et au combien sympathique. Un binôme qui tourne fort bien au vue des performances et résultats, on vous prendrait presque pour des frères ;-)
Bravo à vs 2
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