Les échappés de mélusine

Megalonight, Azay le Rideau (37), nuit du 18 eu 19 décembre

22/12/2010 - Lu 2748 fois
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Note moyenne : 2.2/5 (33 notes)

Megalonight, Azay le Rideau (37), nuit du 18 eu 19 décembre

 

Comme un petit air de 2009…
 
Samedi 18 décembre, 5 cm de neige au levé…signe avant coureur que la Mégalonight 2010 approche. Cette année nous remettons cela avec David histoire d’oublier le cauchemar 2009 (70 bornes dont une grosse partie à jardiner en vain pour rentrer finalement par la route nationale).
Cette année les conditions semblent optimum : un terrain gras suite au dégel et nombreuses précipitations, une température de 2°C à tout casser et une pluie revigorante. Un vrai menu de fêtes !
 
Toujours est-il que nous sommes de nouveau à Azay-le-Rideau accompagnés d’une poignée de braves…souvent les mêmes (Flying, Sud Loire Raid Aventure, Raid Landes, Rado, Rapv…).
La préparation longue et méticuleuse (nous sommes arrivés 2H30 avant le départ…) passée nous attaquons le repas. Il est 21H15 et le briefing approche.
Pas grand-chose à dire : nous commencerons sur une CO prologue dans le bourg puis nous récupèreront les 3 cartes pour la CO en forêt. Nouveauté 2010 : le chronométrage électronique.
 
22H : départ de cette CO sous un temps frais mais sec.
 
Les 3 premiers postes sont hésitants mais l’essentiel c’est de se rôder pour la nuit. Nous démarrons sur un rythme prudent, de toute façon la nuit sera longue.
Rien à signaler sur parcours effectué en une demi-heure.
 
Nous récupérons les 3 cartes CO. On trace notre itinéraire en choisissant d’attaquer par le Nord avec comme l’année dernière l’idée de tout prendre. Pour cela bien sûr, nous savons que nous ne devons pas trop nous égarés. Et ça commence plutôt mal car après une boucle autour du poste 225 nous avons jardiné avec une petite dizaine d’équipes sur le poste 202. Après un quasi abandon nous pointons enfin le poste. Bilan : pas moins de 47 minutes pour enchaîner les postes 225 et 202 soit pour les plus matheux 8 % du temps total….
Un démarrage on ne peut plus prometteur et encourageant. Les 3 postes suivants ne vont guère nous rassurer. Ils auront au moins le mérite de nous obliger à assurer chaque poste (distances et azimut).
Stratégie payante puisque nous enchaînons les postes suivants par des attaques précises et nous rattrapons quelques équipes dont Raid Landes. Le terrain est gras ce qui n’augure rien de bon pour la durée de l’effort. Je décide donc de faire un petit tour dans un trou d’eau glacée histoire de récupérer un peu.
 
 
Nous approchons du changement de carte vers 2H du mat. Petite pause casse dalle et c’est reparti. Les premières gouttes font leur apparition mais pour le moment rien de bien méchant.
 
Nous continuons sur la lancée : David à la carte et moi plein phare à guetter le moindre bout de tissu. Tout n’est pas parfait (18 minutes par exemple pour relier les balises 253 et 245 distantes de 500 m) mais petit à petit nous progressons sur la carte en ayant toujours comme objectif de tenter le carton plein.
 
 Nous sommes à l’ouest de la carte et les postes sont plus éloignés les uns des autres engendrant de grands moments de solitude sous une douche écossaise : faut-il être con…plètement accro de CO pour faire cela. Rassurez moi, je ne suis quand même pas le seul qui passe pour un fou quand j’explique en quoi consiste notre sport et particulièrement cette épreuve ? et tout cela pourquoi ? Pour l’argent bien sûr.
 
 
Reprenons le cours de cette CO, il ne reste plus que 5 heures et pas une minute à perdre. Râpé puisqu’après un long passage de route pour atteindre le poste 257 (20 minutes) nous nous dirigeons vers la balise 258. Poste assez simple à priori puisque situé sur une butte roches de bâtiments. Et bien, nous avons rien trouvé de mieux que de faire une boucle sur un coteau, jardiner tout un carré, couper une partie impénétrable pour enfin ramper et tomber par chance sur le poste. Le tout en seulement 28 minutes !
 
Je demande à David si nous approchons du ravitaillement (donc du centre de la carte) et il m’annonce que nous en avons encore pour un bout de temps : au final malgré des enchainements propres, nous mettrons 1H20.
 
Il est 5 heures du mat, nous arrivons au ravito. Nous sommes trempés et frigorifiés, la pluie redouble d’intensité, les jambes sont lourdes, la carte est loin d’être finie mais nous décidons de poursuivre notre itinéraire.
 
 
La fatigue se ressent dans notre foulée et nous choisissons d’assurer les attaques de postes
En privilégiant l’azimut plutôt que nos jambes. On notera plusieurs gamelles de part et d’autre : c’est fou comme dans ce coin de forêt les branches et autres pièges en tout genre (bourbier, souches, ruisseaux…) se multiplient à moins que ce soit la fatigue. Après 4 postes au centre, nous nous dirigeons vers le sud pour entamer notre remontée vers Azay. En 2 heures nous devons encore pointer 16 balises : on tente et on avisera en route. L’enchaînement des 4 balises suivantes est un peu laborieux : le terrain est gras, la végétation basse. Nous marchons souvent : résultat 50 minutes pour pointer ces 4 postes.
 
Il est quasiment 7 heures et nous décidons de rentrer en prenant 4 postes sur le retour sur les 10 restant. Ça devrait le faire et qui plu est c’est quasiment le circuit le plus direct pour rentrer à l’abri…c’était sans imaginer un louper sur l’orientation. Après 300 mètres sur un gros chemin en faux plat descendant, nous comprenons l’erreur et après près de 9 heures d’effort nous ne trouvons pas l’envie de rebrousser chemin. Nous revoilà sur cette bonne vieille nationale. Allez comme à pareille époque l’année dernière nous regagnons difficilement l’arrivée déçus et complètement cramés.
 
Bilan : Une nouvelle fois une riche et dure expérience. Nous terminons à la 6ème place soit une progression par rapport à l’année dernière. Les grosses hésitations sur 2 postes principalement nous ont couté cher (en temps et en forces). C’est dommage que nous ayons fait une belle erreur sur le retour car 4 balises de plus étaient jouables sans gros détour.
Une chose est sûre, cette épreuve est très exigeante et la concentration diminue avec la fatigue. Les conditions de courses ont en plus durcie l’épreuve. Cela reste tout de même une belle expérience. Nous avons fait encore trop d’erreurs et qui sait l’année prochaine on fera peut être mieux. Merci aux organisateurs pour la qualité de l’épreuve.
Place maintenant au repos mérité et aux fêtes de fin d’année.

 

Les Commentaires

1 commentaire - Voir | Rédiger
slt les echapées!
moi aussi j'ai galéré sur 225-202( carte pas au top). j'ai fais le meme tracé que vous sauf que je suis parti au sud, vous deviez ramasser au moins 4 postes de plus au vu de vos choix d'itinéraires! vous progressez très vite et je vous place dans les équipes prenant tous l'année prochaine!bonnes fetes de fin d'année a tous et préparez nous une bonne carte pour votre co
sam
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